Traitement de l’alcoolisme: le médicament tant attendu en…..

Ce médicament utilisé comme myorelaxant  a permis de guérir certains patients alcoolodépendants,  dont le  Docteur Olivier Ameisen décédé en juillet 2013.  Ce cardiologue avait raconté dans « Le dernier verre »  un récit qui avait fait date, son combat contre une lourde dépendance à l’alcool et comment un traitement par baclofène lui avait enfin permis d’atteindre la guérison. Dans le sillage de ce témoignage paru en 2008 des associations commencent à œuvrer pour une reconnaissance officielle du baclofène, parfois présenté comme un traitement « miraculeux ».

 

La lutte sera longue et prendra fréquemment des allures de combat plus militant que médical. Il est vrai qu’au-delà des limites du traitement (et des instances officielles), la saga du baclofène a contribué à une mise en lumière des difficultés du sevrage et des problèmes de prise en charge des patients dépendants à l’alcool dans notre pays.

 

Aujourd’hui, avec quelques semaines de retard par rapport à ses engagements estivaux, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) signe un épilogue à l’image de son rôle dans ce dossier : celui d’un arbitre soucieux d’éviter qu’ espoirs et engouements de certains ne prennent le pas sur la nécessaire protection des patients. Une autorisation de mise sur le marché vient d’être octroyée à Ethypharm qui concerne le balclofène dans l’alcoolodépendance. Cette AMM comporte cependant plusieurs conditions.

 

La spécialité Baclocur, qui fera l’objet d’un suivi renforcé dès sa commercialisation, est indiquée dans la « réduction de la consommation d’alcool, en complément d’un suivi psychosocial, après échec des autres traitements ». Par ailleurs, sa posologie maximale a été fixée à 80 mg/jour, soit la dose retenue par la Recommandation temporaire d’utilisation (RTU) après sa révision et qui est bien inférieure à celle prescrite par certains praticiens.

Il est certain cependant qu’au-delà du soulagement, beaucoup regretteront plusieurs des caractéristiques de cette AMM et notamment la faiblesse de la posologie la plus élevée. Plusieurs spécialistes estiment en effet qu’une telle réduction des doses peut entraîner une perte de chance pour certains patients. Ainsi, même s’il est recommandé que la prescription soit réalisée par « un médecin ayant de préférence une expérience en addictologie », le recours au baclofène est néanmoins ouvert à tout médecin.

Désormais, même s’il est probable que les limites de cette AMM seront discutées, une nouvelle ère s’ouvre pour le baclofène.

Africaine-santé, résumé article UNIVADIS.fr

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