« La contraception en Tunisie : accès, diversité et qualité »

 

C’est sous ce thème que l’Office National de la Famille et de la Population  )ONFP)  a célébré la Journée Mondiale de la Contraception. Et comme à l’accoutumée lors des manifestations de l’ONFP, ce dernier nous a gratifié  d’une matinée riche en thèmes et en discussion. Pour l’occasion,  de grosses pointures de la gynécologie et précisément de la contraception, en Tunisie et en France,  ont fait le déplacement pour  l’évènement.

En Tunisie, cette journée mondiale n’est qu’à sa deuxième édition. C’était une lacune pour un pays comme la Tunisie qui a fait le choix politique de la maîtrise de sa démographie. L’ONFP a corrigé le tir depuis l’année dernière et actuellement c’est devenu un rendez vous  annuel incontournable.

 

L’Office National de la Famille et de la Population : réduire le nombre de grossesses non désirées

Pour l’Office de la Famille et de la Population, le but de l’évènement est de faire un plaidoyer en vue d’une mobilisation plus soutenue auprès des gouvernements afin de réduire le nombre de grossesses non désirées dans le monde à travers l’investissement dans les programmes de planification familiale et assurer le droit à l’accès aux méthodes contraceptives modernes, une voie prometteuse pour la promotion de la santé des femmes, l’amélioration de la qualité de vie  et la réduction des taux de mortalité maternelle et infantile.

Nous n’avons pas eu de chiffres globaux concernant le nombre de grossesse non désirées en Tunisie, mais selon  le Dr Faouzi Gara, chef de service de gynécologie à l’hôpital Mongi Slim La Marsa : chaque année, en Tunisie il y a entre 1300 et 14000 avortements  dans le secteur public. Mais il faut savoir que  ceci ne représente que 40% du chiffre total des avortements, le reste, soit les 60% se font dans le secteur privé.

Samira Rekik-Africaine-santé

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