Mort subite hors hôpital: lidocaïne et amiodarone inefficaces

Selon les études présentées lors de la 65 ème édition de l’ American College of Cardiology, lidocaïne et amiodarone ne modifient pas le pronostic de mort subite hors milieu hospitalier, rapporte un article paru dans le JIM du 9 Mai 2016.

Selon cet article, on dénombre chaque année, en Amérique du Nord, 300 000 cas de morts subites survenant hors du milieu hospitalier. La plupart d’entre elles sont la conséquence d’une fibrillation ventriculaire (FV) ou d’une tachycardie ventriculaire (TV) sans pouls perceptible.

Or, dans cette situation, les tentatives de défibrillation ne parviennent pas toujours à rétablir un état hémodynamique stable, le trouble du rythme ventriculaire persiste ou récidive sans cesse. Il existe d’ailleurs une relation inverse entre la durée de la FV ou de la TV sans pouls perceptible et l’issue des manœuvres de ressuscitation.

Dans cette urgence extrême, on administre souvent au patient de la lidocaïne ou de l’amiodarone afin de potentialiser l’efficacité du choc électrique externe (CEE) sans que l’on sache vraiment si ces antiarythmiques améliorent réellement le pronostic. C’est la raison pour laquelle PJ. Kudenchuk et coll. ont mené en double aveugle, une étude multicentrique (10 sites), randomisée, qui a comparé l’administration d’amiodarone, de lidocaine et de sérum physiologique, en sus des soins standard, et la mise en place d’un accès vasculaire, à des adultes qui avaient fait, hors du milieu hospitalier, une mort subite non traumatique liée à une FV ou à une TV sans pouls perceptible, réfractaires à au moins un CEE.

les auteurs sont arrivés à la conclusion suivante:  chez les patients qui font, hors du milieu hospitalier, une mort subite liée à une FTV ou à une TV sans pouls perceptible, l’administration parentérale d’amiodarone ou de lidocaïne ne s’accompagne pas d’un taux de survie ou d’un état neurologique  significativement favorable.

Africaine-santé

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