La viande rouge : points forts, points faibles

La viande est  un aliment dont la valeur nutritionnelle est très importante : elle est  riche en protéines, en acides aminés essentiels que le corps ne peut pas synthétiser,  c’est aussi une source importante en fer, en vitamines du groupe B.

Une source non négligeable de bonnes protéines

Les protéines de la viande rouge sont de bonne qualité biologique, ce qui leur permet une assimilation parfaite par l’organisme, une très bonne digestibilité,  contrairement aux protéines végétales qu’il faut savoir associer. La viande rouge est classée parmi les aliments riches en protéines : 100g de viande rouge cuite apportent 25g de protéines.

Une bonne couverture des besoins en fer

La viande rouge, en particulier la viande de boeuf, est l’aliment de choix pour couvrir les besoins en fer. Une portion de 100g de viande apporte entre 2 et 5mg de fer. Par ailleurs la qualité de ce fer apporté par la viande le différencie du fer d’origine végétale, car c’est la forme sous laquelle le fer est bien assimilé par l’organisme.

Riche en vitamines du groupe B

La viande rouge apporte une quantité non négligeable de vitamines du groupe B (B1, B2, B3 ou PP, B5, B6), en particulier la vitamine B12, qui contribue à la constitution des globules rouges. Une portion de 100 g viande rouge couvre au moins 50 % des besoins journaliers.

Pauvre en lipides

La quantité de graisses contenues dans la viande rouge, n’est pas aussi élevée qu’on a bien voulu nous le faire croire : tout dépend des morceaux consommés. C’est ainsi qu’un morceau de rumsteck contient 4% de lipides alors qu’une cuisse de poulet entourée de sa peau est constituée de 14% de lipides. Rappelons nous aussi, que la viande rouge apporte environ 5% des matières grasses que nous consommons, les 95 restants sont  issus du beurre, des huiles, des produits laitiers, des pâtisseries, des fritures etc.

A consommer avec modération

Pour apprécier à sa juste valeur le risque lié à la consommation de viande rouge, en particulier le lien entre apparition de cancer et consommation de viande, une étude d’une envergure exceptionnelle (elle a inclut un demi-million de personnes suivis pendant 10 ans) a  aboutit à des résultats qui sont un plaidoyer contre la consommation excessive de viande rouge préparée ou non. Mais, l’étude précise que ces risques sont cependant modestes et « dose-dépendants ». La consommation raisonnable de viande rouge, une fois par semaine, par exemple, est probablement sans grand danger, conformément à la  célèbre maxime « tout est toxique, rien n’est toxique, tout est question de dose ».

Dr Samira Rekik

PARTAGER