Comment savoir si la rhinite de mon enfant est d’origine allergique ?

Une salve d’éternuement, un nez rouge qui gratte, une conjonctivite, une fatigue des troubles du sommeil, voilà le tableau d’une rhinite allergique. Ajoutons à ces signes que pour certains enfants c’est un nez qui coule pour d’autres c’est un nez bouché. Maladie mal connue il y a quelques années, elle intéresse aujourd’hui de plus en plus de chercheurs.

Plusieurs études pédiatriques ont permis de préciser les liens entre l’asthme et la rhinite allergique, le retentissement de la rhinite sur la qualité de vie de l’enfant et la prise en compte de la rhinite allergique dans l’histoire naturelle de l’allergie et de l’asthme. Dans la mesure où les rhinites allergiques débutent probablement de plus en plus tôt, il faut les « traquer » et, si besoin, répéter les investigations allergologiques, recommandent les pédiatres.

La cause de la rhinite allergique

C’est une exposition allergique qui entraîne une inflammation de la muqueuse nasale.

Actuellement, à l’échelle internationale, on confirme une augmentation incontestable de la rhinite allergique depuis les 30 à 40 dernières années. On a aussi démontré une relation de causalité entre l’accroissement de la pollution industrielle et la fréquence des pathologies allergiques. Les adjuvants alimentaires, sont particulièrement visés. Par ailleurs on a mis en évidence le fait que la rhinite allergique, augmenterait le risque d’apparition de l’asthme, en le multipliant par 8.

Traitement de la rhinite allergique de l’enfant

Il faut bien entendu commencer par évincer  l’allergène.

Cela nécessite un interrogatoire rigoureux à la recherche de l’allergène en cause, qu’on peut réaliser grâce aux tests d’allergie. Par conséquent certaines mesures doivent être prises.

En cas d’allergie aux acariens, par exemple on conseille l’élimination de la moquette  et des tapis, et si possible l’utilisation de housses anticariens pour la literie, et de produits acaricides, afin de réduire le contact du patient avec l’allergène.

Le médecin traitant prescrira des histaminiques et des corticoides, et prescrira les séances de désensibilisation.

La désensibilisation

La désensibilisation ou immunothérapie spécifique est le seul traitement actuellement susceptible de modifier en profondeur le terrain allergique.

Elle est indiquée chez les patients allergiques à un petit nombre d’allergènes, et validée pour un nombre limité d’allergènes (acariens et pollens essentiellement).

Elle nécessite un traitement hebdomadaire de 2 à 4 ans, avec des produits oraux ou injectable par voie sous-cutanée, sous surveillance médicale stricte, compte tenu du risque potentiel d’hypersensibilité à l’allergène.

Samira Rekik-Africaine-santé

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