L’huile de poisson sans le poisson, intérêt…..

Prescrire de l’huile de poisson (capsule d’oméga3) sans le poisson est une mauvaise idée. En effet une étude a montré que supplémenter à raison d’1 g par jour d’oméga-3 une population de patients diabétiques n’entraine pas de réduction significative des événements cardiovasculaires sévères, selon l’étude ASCEND.

L’effet du poisson non retrouvé avec les capsules d’oméga-3

L’huile de poisson sans le poisson, intérêt nul en prévention chez les personnes diabétiques

Tout a commencé dans les années 1980-90, lorsque des études observationnelles menées chez différentes populations ont montré les bénéfices de la consommation de poisson sur la réduction des pathologies cardiovasculaires. Dans ces essais, la consommation quotidienne de 40 à 60 g de poisson (ce qui correspond à environ 0,2 à 1,0 g d’acides gras de type oméga 3) était associée à une réduction de 50% de la mortalité CV. Néanmoins, les études randomisées qui ont tenté de retrouver le bénéfice d’une supplémentation en oméga-3 ont obtenu des résultats pour le moins contradictoires et les méta-analyses ont plutôt conclu à l’absence d’effet. Pourtant, les chercheurs se sont obstinés, en passant en revue les pathologies une par une (fibrillation auriculaire, insuffisance cardiaque,…). Sans plus de succès, une méta-analyse publiée cette année a, de nouveau, conclu à une absence d’effet chez les 78 000 participants, dont un tiers était diabétique ou dysglycémiques, sur un suivi de 4,4 ans, que ce soit en prévention primaire ou secondaire.

Et, malgré les propriétés anti-arythmiques, anti-inflammatoires, et antiagrégantes – ainsi qu’une baisse des triglycérides plasmatiques – attribuées à ces acides gras, les études concluent majoritairement que les oméga-3 ne réduisent pas l’incidence des évènements cardiovasculaires ».

Conclusion

selon les auteurs de l’étude « Pour le moment, et sauf retournement de situation, il n’existe donc aucune justification à conseiller une supplémentation en oméga-3 aux patients diabétiques ou prédiabétiques, quel que soit leur niveau de risque cardiovasculaire.

En l’absence d’effet délétère, ces résultats « ne remettent pas en cause la recommandation de manger du poisson deux fois par semaine ».

Africaine-santé

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