L’infection urinaire

Rares sont les femmes qui n’ont pas été confrontée à une infection urinaire durant leur vie, que celles-ci les ait concernées directement ou ait touché leur enfant ou un proche.

L’infection urinaire constitue, en effet, le deuxième motif de consultation après les infections respiratoires.

Les infections urinaires regroupent un large groupe d’infections dont le traitement, les conséquences sont différentes selon qu’elles surviennent chez un adulte, un enfant, un nourrisson, une femme enceinte, une personne diabétique, une personne âgée….

Comment définit-on l’infection urinaire ?

Le terme ‘’infection urinaire’’ est valable pour toute infection qui touche les voies urinaires qui vont des reins, aux uretères, à la vessie puis à l’urètre, ou les urines. On devrait, par conséquent, plutôt parler des infections urinaires.

Quels sont les différents types d’infection urinaires ?

Selon que l’infection dépasse ou pas la vessie, on parle d’infection urinaire basse ou d’infection urinaire haute. Cette distinction retentit principalement sur les risques de complications et sur la prise en charge.

Quand l’infection est localisée au niveau de la vessie, on parle de ‘’cystite’’. Si elle atteint les reins, on parle de ‘’pyélonéphrite’’.

Les ‘’prostatites aigues’’, infections aigues de la prostate sont aussi considérées comme faisant partie des infections urinaires puisque la prostate est en étroite relation avec l’appareil urinaire masculin.

Comment survient-elle ?

Une infection urinaire survient dès le moment que l’appareil urinaire est colonisé par des germes que ce soit des bactéries ou tout autre microbe.

Quelles en sont les causes favorisantes ?

L’appareil urinaire est conçu pour être stérile. Eh oui, en temps normal, les urines sont stériles !!

Il dispose de moyens de protection qui assurent un écoulement continu des urines, empêchent leur reflux. Quand ces mécanismes sont défaillants, l’accès des microbes est facilité. Et le risque d’infection s’élève.

Ainsi, l’existence de malformations congénitales de l’appareil urinaire favorise les infections urinaires à répétition. Il faut y penser quand elles surviennent chez de jeunes enfants, notamment.

En l’absence de malformations, le fait d’être porteur de calculs au niveau des reins ou des uretères  qui empêchent l’écoulement naturel des urines, un diabète, une mauvaise hygiène, une hydratation insuffisante sont autant de facteurs de risque d’infection urinaire, surtout s’ils sont associés.

Comment reconnait-on une infection urinaire ?

Toute miction qui devient ‘’anormale’’ doit faire suspecter une infection urinaire.

Ainsi, des envies irrépressibles d’aller uriner, une difficulté à retenir ses urines, des mictions trop fréquentes, des fuites urinaires, des brûlures au moment d’uriner, des urines foncées ou contenant du sang, une sensation de vidange incomplète de la vessie, des douleurs du bas-ventre ou même au niveau lombaire, de la fièvre sont autant de symptômes qui peuvent révéler une infection urinaire.

On peut aussi observer des troubles digestifs comme un ballonnement abdominal ou même des vomissements.

Toutefois, tous ces signes peuvent  faire défaut. Et on peut avoir une authentique infection sans symptômes. On parle de ‘’bactériurie asymptomatique’’. Il faut la rechercher automatiquement chez la femme enceinte.

Comment faire le diagnostic ?

Une fois l’infection urinaire suspectée, un premier examen des urines est fait à l’aide des bandelettes réactives. Il est complété par un ECBU ou Examen CytoBactériologique des Urines qui va prouver la présence de germes dans les urines et préciser leur type. Cette étape est impérative pour pouvoir prescrire le traitement adapté.

Le plus souvent  les explorations s’arrêtent à ce stade.

Dans les cas particuliers des infections urinaires récidivantes, quand on suspecte une complication ou pour en éliminer une,  le médecin peut avoir recours à des examens ‘’plus poussés’’ comme l’échographie rénale ou l’UIV ou encore le scanner.

Comment traiter ?

Les antibiotiques sont de règles lorsqu’il s’agit d’infection bactérienne. C’est le cas de la plupart des infections urinaires. Le type d’antibiotique et la durée du traitement varient selon le type de la bactérie en cause et du type d’infection. C’est pour cela qu’il ne faut pas ne prendre avant d’avoir consulté le médecin.

S’il y a une cause sous-jacente à l’infection comme une malformation ou un calcul, il est impératif de les traiter sans quoi l’infection récidivera.

Il faudra aussi faire le point de tous les facteurs favorisants et les traiter.

Comment prévenir ?

Prévenir la survenue d’une infection urinaire ou sa récidive se résume par la prévention des facteurs de risque.

  • Avoir une hygiène correcte : attention à l’emploi abusif des produits hygiéniques qui risquent de perturber la flore génitale naturelle
  • Eviter le port de sous-vêtements serrés et privilégier ceux en fibres naturelles
  • S’hydrater en buvant abondamment pour éviter que les urines ne se concentrent
  • Ne pas se retenir quand on a une envie d’uriner
  • Surtout ne pas prendre de médicaments en automédication
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