Accouchement : La césarienne, pourquoi et pour qui ?

L’accouchement naturel, physiologique, se fait par voie basse. Mais depuis la naissance de l’empereur Jules César, les médecins ont su contourner ce qui allait être un accouchement compliqué et risqué en un évènement heureux.

Certaines femmes ne voulant pas enfanter dans la douleur, s’entendent avec leur obstétricien pour mettre au monde leur enfant sous anesthésie générale. Quel gâchis !

Par ailleurs n’oublions pas que la césarienne restera toujours un acte chirurgical avec ses avantages et ses inconvénients. Il existe certaines situations où la césarienne est inévitable. Dans ces cas pour ne pas être pris par une urgence, la césarienne est programmée, et la future maman sait exactement quand elle accouchera.

La césarienne inévitable

Il s’agit des cas où la maman est diabétique et le bébé estimé de gros poids. C’est aussi le cas du placenta praevia, c’est-à-dire quand le placenta est mal positionné et se retrouve couvrant le col de l’utérus. La toxémie gravidique est une indication à la césarienne.

Dans certains cas, le bébé est mal positionné dans le ventre de la maman, les obstétriciens essayent une manœuvre de rotation du bébé et si elle échoue, c’est une indication à la césarienne. Une femme au bassin étroit, mesuré par la radiopelvimétrie, indique la césarienne.

Il arrive maintenant que lors d’un accouchement prévu par voie basse, les choses ne se passent pas comme prévu, et la césarienne est pratiquée en urgence.

La césarienne d’urgence

Lorsque le col ne se dilate pas ou plus et ceci depuis plus de deux heures de temps, la césarienne est alors la seule issue.

Si pendant le « travail », un décollement du placenta se fait prématurément, ou si on aperçoit le cordon qui sort avant la tête de l’enfant, on fait une césarienne en urgence. Il en sera de même en cas de souffrance fœtale, ou en cas de toxémie gravidique. C’est-à-dire une hypertension avec une présence d’albumine dans les urines, des oedèmes au niveau des pieds.

La césarienne alternative

Dans certains cas, on sait qu’il y a une légère anomalie dans l’accouchement par voie basse, mais on le tente quand même tout en surveillant de près tout le déroulement de l’accouchement et tout en étant proche d’une salle d’intervention pour le cas où.

C’est le cas des grossesses gémellaire ou multiples, de la présentation d’un bébé en position de siège, d’un accouchement sur un utérus déjà opéré, ou d’un accouchement prématuré.

Dr Samira Rekik

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