Quinze régimes minceur passés au crible

Surtout ne vous faites pas avoir : ce n’est pas parce qu’on parle beaucoup d’un régime amaigrissant qu’il est efficace.  La plupart ne génèrent des  bénéfices que sur leurs auteurs ! Des experts ont passés au crible les plus réputés, les résultats sont déroutants !

Les exemples de régimes ayant fait l’objet de cette évaluation ont été sélectionnés sur la base de leur popularité (citation fréquente sur Internet ou ouvrages vendus dans le commerce ou sur Internet) : Régime du Dr Atkins, Régime Californien du Dr Guttersen, Régime « Citron détox », Régime de la Chrononutrition du Dr Delabos, Régime du Dr Cohen, Régime du Dr Dukan, Régime du Dr Fricker, Régime Mayo, Régime Miami du Dr Agatston, Régime Montignac, Régime du Dr Ornish, Régime Scarsdale du Dr Tarnower, Régime de la Soupe au chou, Régime Weight Watchers, Régime Zone de M. Sears.

Les dangers et les mauvais  points des régimes minceur

Les personnes potentiellement séduites par les sirènes des multiples régimes vantés sur la toile et dans les journaux féminins sont donc extrêmement nombreuses. Or, elles se mettent en danger en cédant à cette attraction selon les experts français de la nutrition. Ces  derniers  se sont en effet  attelés à l’analyse nutritionnelle des quinze régimes sélectionnés en comparant la teneur en protéines, glucides, lipides, vitamines et minéraux des menus recommandés aux Apports nutritionnels conseillés (ANC). Les mauvais points sont unanimement distribués.

Les protéines sont hyper présentes : « pour plus de 80 % des phases de régime étudiées, l’apport en protéines est supérieur à l’ANC. Pour certains d’entre eux, les apports sont deux à trois fois supérieurs ». Concernant les lipides, les méthodes à la mode seraient a contrario trop drastiques avec des teneurs inférieures de 40 % aux normes recommandées dans plus de la moitié des phases de régime. Le plus gros manque concerne les fibres : « 74 % des phases de régimes proposent des apports inférieurs à l’ANC et parfois près de dix fois moindre ».

Si l’on manque de fer, il vaut mieux également s’abstenir de respecter à la lettre les recettes amincissantes : dans 61 % des cas, les menus ne permettent pas de couvrir les besoins moyens chez la femme. Concernant le calcium, les lacunes sont moins fréquentes mais on trouve cependant 23 % des phases de régime qui font l’impasse sur cet élément essentiel. Nos experts  épinglent  encore le manque de magnésium, de vitamines C et D et la trop forte teneur en sel.

Résultat de ces repas si mal équilibrés, non seulement 80 % des sujets reprennent du poids un an après la fin de leur régime (et s’exposent même parfois à un surpoids qui les épargnait jusqu’alors !) mais surtout ils mettraient leur santé en danger. L’expertise : « met en évidence des effets néfastes sur le fonctionnement du corps, et notamment pour les os, le cœur et les reins, ainsi que des perturbations psychologiques, notamment des troubles du comportement alimentaire ». On s’en doute, ce rapport a  suscité  la colère des praticiens auteurs des régimes pointés du doigt.

Dr Samira Rekik

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