Les nouvelles thérapies au secours de la fatigue

Quand la fatigue passe au stade de chronicité, c’est qu’aucun traitement n’a pu en venir à bout. Mais voilà que les Anglo-Saxons, ont réalisé de gigantesques études et recherche et ont trouvé que les thérapies comportementales et cognitives ont donné de très bons résultats  dans la prise en charge de ce symptôme.

 

Alors que sont ces  thérapies comportementales et cognitives ?  Il s’agit  de psychothérapies basées sur la transformation  de pensées et de comportements problématiques. Elles  s’intéressent  d’abord à la solution du  problème ensuite  à la compréhension de son origine en lui trouvant un lien  dans le passé. En fait, cette approche consiste à aborder les problèmes en se fondant sur l’analyse des mécanismes d’acquisition et de maintien des comportements anormaux.

Ces traitements sont limités dans le temps : six mois à un an, ce qui reste court par rapport à la longueur d’une psychanalyse. Les TCC peuvent être utilisées seules ou en association avec le traitement pharmacologique : dans ce cas, elles réduisent le taux de rechutes après l’arrêt des médicaments. Elles ne visent pas à annuler  tout trouble, mais à apprendre au patient à contrôler les aspects pathologiques de celui-ci.

Plusieurs techniques

Dans les thérapies comportementales et cognitives (TCC),  il existe plusieurs techniques que nous allons vous présenter, telles qu’elles ont été décrites par de nombreux experts.

La psycho-éducation

Elle consiste à donner au patient des informations sur son trouble. Ce temps d’information est très important et fait partie intégrante de la thérapie. Il ne s’agit pas d’une simple écoute bienveillante, mais d’une technique qui s’acquiert par une formation appropriée. Le sujet a une représentation médicale de son trouble, et ce d’autant plus que ces derniers s’accompagnent de nombreux symptômes physiques. On le rassure sur l’absence de maladie somatique grave en lui proposant un modèle explicatif plus réaliste basé sur la physiologie des troubles. On recherche les facteurs et les événements stressants ayant contribué à l’apparition et au maintien du trouble.

 

Les techniques de relaxation

Ce sont des techniques qui  permettent au patient d’apprendre à contrôler les composantes somatiques de son trouble. La relaxation progressive fait alterner tension et relâchement de la tension dans différents groupes musculaires. Le sujet apprend à focaliser son attention sur la localisation du groupe musculaire intéressé et sur les sensations qui en émanent, jusqu’à obtenir un état de relaxation profonde. Au fur et à mesure des séances, il devient possible de raccourcir le temps nécessaire à l’obtention d’un état de relaxation et, in fine, de ne plus faire appel à la phase de contraction musculaire initiale. En dernier lieu, le patient apprend à utiliser cette technique dans sa vie quotidienne.

 

Les méthodes d’exposition en imagination

Ces méthodes consistent à apprendre au sujet à se confronter à ce qu’il redoute. On évolue graduellement de la situation la moins anxiogène à la plus anxiogène. Le sujet prend peu à peu conscience de la diminution de l’intensité de sa peur dans une situation anxiogène analogue à celle qui l’a conduit chez le thérapeute.

 

La restructuration cognitive

Avec cette technique le patient est aidé à identifier ses croyances erronées. Il peut comprendre en quoi ces croyances l’ont conduit à acquérir puis à maintenir des comportements délétères, ceux précisément dont il se plaint. Le sujet apprend ainsi à limiter ses pensées négatives ou ses interprétations négatives systématiques : par exemple, la crainte permanente du jugement d’autrui, le doute et le sentiment d’erreur permanent, l’interprétation erronée des symptômes physiques d’une crise comme l’annonce d’une mort imminente.

 

Samira Rekik-Africaine-santé

 

 

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